Un bel Article sur Pierre Dmitrienko dans Pariscope
Pariscope, semaine du 14 au 20 octobre 2009
Pierre Dmitrienko
Par Alexandre Grenier

Biafrais IV, 1970
Christophe Gaillard, à qui l’on doit aujourd’hui la mise au jour de cette série oubliée et rarement exposée, a raison d’appeler Music à la rescousse dans son introduction du catalogue. Le Music de « Nous ne sommes pas les derniers) qui avait gardé caché au plus profond de sa mémoire (ou oublié en un déni?) ses années de camps de concentration avant de les jeter de façon libératoire sur le papier, un peu comme Pierre Dmitrienko qui a peint sur le conflit qui agita le Biafra à la fin des années 60. Conflit qui provoqua le début des mouvements humanitaires. Dmitrienko, alors âgé d’une quarantaine d’années, a été, comme beaucoup, choqué par ces images d’enfants mourants (près d’un million seraient morts dans ce conflit!), d’exécutions sommaires, de charniers que la télévision distillait alors avec parcimonie et qui ont réveillé les consciences des baby‑boomers qui en firent l’une de leurs premières causes à défendre. Mais ses tableaux ne parlent pas seulement d’exécutions, ils parlent aussi de notre fascination pour celles‑ci, pour cette médiatisation qui fait de nous des voyeurs et souvent nous conforte dans notre vie tranquille. Le Biafra n’a pas seulement signifié la poursuite d’une ère de massacre de masse, il a institué le jeu de la médiatisation et de la compassion », relève avec justesse Fabrice d’Almeida dans la préface du catalogue. Et en ces années‑là, après les révoltes estudiantines, le monde entrait dans l’ère de l’humanitaire. Dmitrienko, alors que s’estompait le volet Biafra, refermant la mémoire de ce qui s’y était passé, a voulu avec ses armes fixer à jamais une représentation de cette horreur (comme Fautrier avec ses « Otages »). C’est ainsi qu’est née cette série, symbole « du sentiment d’horreur et d’injustice qu’il avait éprouvé ». « L’Assassinat du Biafrais » est donc une image puissante, avec son bandeau sur les yeux, sa bouche ouverte montrant les dents que l’on voit sur tous les cadavres une fois les chairs rétractées et en cela, Dmitrienko se rapproche de tous ceux qui, avant lui, ont parlé avec autant de force et d’acuité de la mort en marche, de Vélasquez à Géricault. Dmitrienko nous parle donc ici de la guerre dans ce qu’elle a de plus inhumain, de plus repoussant, de plus inexcusable: le massacre d’innocents. Et pour cela il fallait des images fortes. Celles‑ci le sont. Implacables, dérangeantes, terribles.
Carl Van Der Voort
Il y a des êtres qui comptent, Carl était de ceux là!
Il était Galeriste je dit bien Galeriste avec un grand G majuscule et pas marchand de tableaux!
Si je doit faire dans la métaphore d’aquarium, lui c’était le poisson-volant un Exocet et pas comme la plupart de ceux d’aujourd’hui, des bigorneaux!
Je l’appelais le “flyingdutchman”. Il avait une galerie à Ibiza, puis à Bâle, a dirigé la galerie Joan Prats à New-york , etait aussi éditeur, écrivain et j’en passe, la liste est longue!
Il a montré une quantité impressionante de peintre, il savait faire les accrochages et parler aux artistes. Il avait cette passion pour les oeuvres et pour les hommes et les femmes qui les ont crées. Un projet d’exposition avec lui faisat rêver! J’ai eu la chance d’en faire une avec lui en 1984 à New-york.
C’est peut-être ces qualités fondamentales qui font un grand Galeriste et qui a fait qu’il n’a jamais été un bon marchand de tableaux!
J’ai retrouvé, dans mon archéologie personelle, cette photo prise dans son bureau à Ibiza en 1978

Carl à Ibza en 78 devant un Bechtold
Et celle-ci prise par ma mère à la Galerie Ivan Spence à Ibiza en 1964

Pierre Dmitrienko et Carl Van Der Voort, Ibiza, 1964
La crise du marché de l’art
Elle me fait penser à quelques galeristes Français… qui se reconnaîtront!

Le célèbre sculpteur Français, Jean-François Duffau posant devant la facade du grand temple d’Abou Simbel

Grand temple d'Abou Simbel. Le sculpteur J.F Duffau en 1915, au pied d'un des quatre colosses représentant Ramsès II, mesurant une vingtaine de mètres de hauteur.
La visite du célèbre sculpteur J.F Duffau à la Pyramide de Khéops en 1915

Après un long périple à dos de méhari le célèbre sculpteur Jean-François Duffau pose devant la pyramide de Khéops, la seule des sept merveilles du monde de l'Antiquité à avoir survécu jusqu'à nos jours. Véritable chef-d'œuvre de l'Ancien Empire égyptien
Le célèbre sculpteur J.F Duffau expliquant au Pacha du Caire son projet de restauration du nez du Sphinx de Gizeh

La légende veut que le nez du sphinx ait été détruit par un boulet de canon mal tiré des soldats de Bonaparte lors de la campagne d'Égypte. Le sculpteur Jean-François Duffau s'est proposé lors de son voyage en Egypte en 1915, de sculpter un nouveau nez pour redonner toute sa splendeur au monumental ouvrage.
































































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