Rurik's Blog

JULIUS BALTAZAR – L’HOMME PAPIER

Posted in ART, Photogaphy by Rurik Dmitrienko on 15 avril 2011


Julius Baltazar, Paris 2011

JULIUS BALTAZAR – L’HOMME PAPIER.

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Chillida – Peine del Viento XV – Donostia

Posted in ART, Photogaphy by Rurik Dmitrienko on 19 octobre 2009
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Un bel Article sur Pierre Dmitrienko dans Pariscope

Posted in ART by Rurik Dmitrienko on 17 octobre 2009

Pariscope, semaine du 14 au 20 octobre 2009

Pierre Dmitrienko

Par Alexandre Grenier

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Biafrais IV, 1970

Christophe Gaillard, à qui l’on doit aujourd’hui la mise au jour de cette série oubliée et rarement exposée, a raison d’appeler Music à la rescousse dans son introduction du catalogue. Le Music de « Nous ne sommes pas les derniers) qui avait gardé caché au plus profond de sa mémoire (ou oublié en un déni?) ses années de camps de concentration avant de les jeter de façon libératoire sur le papier, un peu comme Pierre Dmitrienko qui a peint sur le conflit qui agita le Biafra à la fin des années 60. Conflit qui provoqua le début des mouvements humanitaires. Dmitrienko, alors âgé d’une quarantaine d’années, a été, comme beaucoup, choqué par ces images d’enfants mourants (près d’un million seraient morts dans ce conflit!), d’exécutions sommaires, de charniers que la télévision distillait alors avec parcimonie et qui ont réveillé les consciences des baby‑boomers qui en firent l’une de leurs premières causes à défendre. Mais ses tableaux ne parlent pas seulement d’exécutions, ils parlent aussi de notre fascination pour celles‑ci, pour cette médiatisation qui fait de nous des voyeurs et souvent nous conforte dans notre vie tranquille. Le Biafra n’a pas seulement signifié la poursuite d’une ère de massacre de masse, il a institué le jeu de la médiatisation et de la compassion », relève avec justesse Fabrice d’Almeida dans la préface du catalogue. Et en ces années‑là, après les révoltes estudiantines, le monde entrait dans l’ère de l’humanitaire. Dmitrienko, alors que s’estompait le volet Biafra, refermant la mémoire de ce qui s’y était passé, a voulu avec ses armes fixer à jamais une représentation de cette horreur (comme Fautrier avec ses « Otages »). C’est ainsi qu’est née cette série, symbole « du sentiment d’horreur et d’injustice qu’il avait éprouvé ». « L’Assassinat du Biafrais » est donc une image puissante, avec son bandeau sur les yeux, sa bouche ouverte montrant les dents que l’on voit sur tous les cadavres une fois les chairs rétractées et en cela, Dmitrienko se rapproche de tous ceux qui, avant lui, ont parlé avec autant de force et d’acuité de la mort en marche, de Vélasquez à Géricault. Dmitrienko nous parle donc ici de la guerre dans ce qu’elle a de plus inhumain, de plus repoussant, de plus inexcusable: le massacre d’innocents. Et pour cela il fallait des images fortes.   Celles‑ci le sont. Implacables, dérangeantes, terribles.

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Carl Van Der Voort

Posted in ART, Photogaphy by Rurik Dmitrienko on 17 octobre 2009

Il y a des êtres qui comptent, Carl était de ceux là!
Il était Galeriste je dis bien Galeriste avec un grand G majuscule et pas marchand de tableaux!
Si je dois faire dans la métaphore d’aquarium, lui c’était le poisson-volant un Exocet et pas comme la plupart de ceux d’aujourd’hui, des bigorneaux!
Je l’appelais le « flyingdutchman ». Il avait une galerie à Ibiza, puis à Bâle, a dirigé la galerie Joan Prats à New-york , etait aussi éditeur, écrivain et j’en passe, la liste est longue!
Il  a montré une quantité impréssionnante de peintre, il savait faire les accrochages et  parler aux artistes. Il avait cette passion pour les  oeuvres et pour les hommes et les femmes qui les ont crées. Un projet d’exposition avec lui faisait rêver! J’ai eu la chance d’en faire une avec lui en 1984 à New-York.
C’est peut-être ces qualités fondamentales qui font un  grand Galeriste et qui a fait qu’il n’a jamais été un bon marchand de tableaux!

J’ai retrouvé, dans mon archéologie personnel, cette photo prise dans son bureau à Ibiza en 1978

Carl-Van-Der-Voort

Carl à Ibiza en 78 devant un Bechtold

Et celle-ci prise par ma mère à la Galerie Ivan Spence à Ibiza en 1964

Pierre Dmitrienko et carl Van Der Voort, Ibiza, 1964

Pierre Dmitrienko et Carl Van Der Voort, Ibiza, 1964

Jean Dubuffet et sa petite auto

Posted in ART, Photogaphy by Rurik Dmitrienko on 11 octobre 2009

C’etait en 1972, ma mère travaillait avec Jean Dubuffet sur Coucou Bazar dans son atelier à la Cartoucherie de Vincennes. J’allais souvent la rejoindre après l’école, ( j’étais à Decroly, une école de gauchiste à Saint Mandé).
A l’époque je voulais être photographe (comme tous les Decrolyens!) et j’avais eu pour Noël mon premier piège à image, un Asahi Pentax,  je le baladais toujours avec moi.
Un après-midi où j’ étais à la cartoucherie on me dit que je devais rester dans mon coin et que surtout je ne me fasses pas voir parceque Mr. Jean Dubuffet allait arriver d’ un moment à l’autre pour essayer sa voiture que l’on venait de lui livrer, et qu’il n’aimait pas les nains de jardin!
Bon, je me suis un peu planqué, (ils avaient tous peur de lui, sauf ma mère!), quand finalement il est arrivé, ils lui ont apporté sa voiture.
Une petiite bagnole, comme celles que l’on voit sur les terrains de gollf avec des vieux snobs ratatinés dedans.
Dubuffet était excité comme un gosse devant un nouveau joujou, faut dire que le joujou il était drôlement bat! elle était d’un mega jaune vif la caisse et je l’aurais bien voulu moi aussi! Mais pas question que j’y touche à la p’tite auto du vieux! J’étais jaloux!
Alors j’ai pris mon Asahi (pour imortaliser l’objet d’une jalousie qui je le sentais, allait devenir éternelle) et j’ai fait quelques photos de lui  en train de faire des ronds au milieu de ses Hourloupes au volant de son autotamponeuse, tout en me narguant des ses belles dent en or. Dailleurs Il a failli en foutre quelques une par terre (les Hourloupes pas ses dents)! J’sais pas si il avait son permis? Enfin il a eu du bol, y’a pas eu de casse ce jour là!
Bref! en tout cas après son ginkana il était tout jouasse l’ancien, et du coup il s’est planté là, devant moi pour que je lui tire le portrait, vieux cabot le crâne d’oeuf!
j’peux pas dire que l’on soit devenus pôtes depuis ce jour là, mais bon j’ai pu revenir voir ma mère quand il était là, sans me planquer. Mais plus de photos!
Depuis chaque fois que je vois un Dubuffet j’peux pas m’empecher de penser qu’il aurait pu me laisser faire un tour le vieux chameau!

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